[The Jerusalem Post] Rétrospective en noir et blanc pour la ville d’or

Après un mois de silence sur ce blog, me voici de retour. Pas encore avec des articles inédits sur la vie en colocation, les rouleaux de papier toilette qui restent immanquablement sur le présentoir ou encore ma trépidante représentation du Qatar à ma première simulation des Nations Unies.

Moins de temps pour ces considérations personnelles, et des opportunités pour publier dans un vrai journal d’encre et de papier. Avec mon nom imprimé, le Graal de toute journaliste débutante. Car oui, désormais, je me présente à toutes les conférences comme journaliste à l’édition française du Jerusalem Post. Journal hebdomadaire, à destination des Français de droite et de plus de cinquante ans vivant à Jérusalem. Rubrique la plus appréciée du journal, selon une collègue ? Le programme TV.

D’ailleurs, à ce sujet, sachez que ce programme, ce bel alignement de toutes les émissions plus ou moins intéressantes, n’est pas le fruit d’un robot – au JPost en tout cas. Non, c’est une stagiaire non payée (personnellement, j’appelle cela une bénévole, mais…) qui le rédige chaque semaine. Deux à trois heures d’abrutissement intellectuel. Cette semaine, c’est mon tour.

Bref, ce statut de journaliste a d’étranges conséquences que je ne saisis pas encore tout à fait. Je peux bénéficier d’une place assurée à certains événements, mais pas au premier rang – tant qu’il y a un buffet à la fin… Les relations entre amis que je dois interviewer se teintent d’un formalisme désagréable : le discours se fait professionnel, les regards se posent régulièrement sur le portable qui enregistre – prochain achat, un dictaphone, mon iPod Touch ayant rendu l’âme.
Je ne me sens pas encore légitime pour parler d’Israël mais je perçois un certain impératif.

J’arrête ici mes jérémiades et vous propose à la lecture mon premier article publié dans le journal, un retour sur un événement organisé à l’institut Romain Gary de Jérusalem.

Bonne lecture !

Rétrospective en noir et blanc pour la ville d’Or

(NDA : la « ville d’Or » est l’un des surnoms de Jérusalem, pour la lumière particulière que dégagent les bâtiments en pierre blanche et bien sûr l’or du Dôme du Rocher)

Il est 19h30 ce mercredi 19 novembre ; la nuit est tombée depuis longtemps sur Jérusalem, les rues vides résonnent d’une tension et d’une anxiété latente, mais la grande salle de l’institut Romain Gary est pleine. Une centaine de personnes, certaines debout, se sont rassemblées pour assister à une projection exceptionnelle, dix courts-métrages montrant Jérusalem en 1897.

Vincent Lemire, historien, professeur à l’université Paris-Est et passionné par Jérusalem depuis plus de vingt ans, anime la conférence : après ses travaux sur l’hydro-histoire de la ville, il coordonne au niveau européen un projet intitulé Open Jerusalem, qui vise à « décompartimenter » les études réalisées sur la Ville Sainte et à mêler différentes disciplines pour enrichir les champs de recherche.
Il explique d’ailleurs ne pas avoir d’attaches familiales ou religieuses avec la cité, « ce qui m’a probablement sauvé », précise-t-il en riant lorsque je lui demande « Pourquoi Jérusalem ? », question rituelle à toute personne étrangère s’installant ici, ne serait-ce que pour un temps.

La suite ici : http://www.jpost.com/Edition-fran%C3%A7aise/Art-Et-Culture/R%C3%A9trospective-en-noir-et-blanc-pour-la-ville-dOr-382879 

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