Fantaisies administratives

Titre de l’article : petite private joke aux camarades sciences-pistes qui avaient échoué dans l’atelier artistique du même nom. Je n’ai pas subi ce malheur, mais entendu quelques témoignages plutôt dépressifs.

Mais passons aux choses sérieuses, j’ai nommé l’inscription aux cours, le paiement du loyer et la question du visa. Article destiné en priorité aux petits 2A qui se demandent à quelle sauce ils vont être mangés. L’inquiétude des grands-parents et les réactions suscitées par l’annonce de ma destination feront l’objet d’un autre article, plus tard, quand je me serai calmée…

Money, money, money – la folie des tableaux Excel

(J’avais tapé plein de choses et ça a disparu. Heureusement que, selon mon CV, je suis censée maîtriser WordPress).

Les personnes de mon entourage connaissent ma propension à faire des listes, des plannings ou des Google Docs partagés en tout genres – ce qui est bien pratique pour organiser des dîners de conf’, vous le reconnaîtrez. J’avais d’ailleurs hérité du titre de Maman de la Triplette, amicalement décerné par notre prof de sociologie. Mais je m’égare.
Ainsi, pour ce grand départ à l’étranger, j’ai créé un bel échéancier (beaucoup de choses sont rayées : j’en suis très fière) et surtout un tableau Excel pour gérer mon budget.

(Attention : la suite de l’article comporte des chiffres, des conversions, plein de trucs chiants surtout destinés aux 2A inquiets qui ne sont pas repus par les rapports de séjour disponibles sur le site de la DAIE)

Première difficulté que connaissent tous les étudiants partant hors de la zone Euro : la conversion. XE est devenu mon meilleur ami. Parce que, lorsque vous faites une jolie colonne « dépenses avant le départ » en dollars, que vous convertissez chaque poste de dépenses en euros et additionnez le tout, la somme en dollars n’est pas équivalente à la somme en euros. Bien sûr. Donc vous perdez un peu de votre légendaire rigueur et acceptez de ne pas tout contrôler à la virgule près.
L’un des grands enseignements de la 3A, paraît-il.

Deuxième difficulté : les tuition fees. Oui, parce que même s’il est bien indiqué sur votre lettre d’acceptation à l’université que vous ne payez pas de frais… Ils risquent d’être indiqués dans votre billing statement. Je ne parle pas de l’ulpan (cours intensif d’hébreu en septembre, facultatif, cher, mais fortement conseillé) dont le prix varie de 100 dollars (en plus) entre le site de la fac et mon propre billing statement. Encore aujourd’hui, à une semaine de la date limite pour tout payer (argh), j’ai 400 dollars de différence selon la page sur laquelle je vérifie mon account balance.
Mais ne paniquons pas : en Israël, tout se négocie (paraît-il).

Troisième difficulté : le paiement des frais en lui-même, si comme moi vous n’avez ni bourse, ni parents riches, ni compte épargne régulièrement approvisionné depuis vos 10 ans. Il me faut payer 6350$ de loyer pour dix mois ainsi que 1365$ pour l’ulpan. Avant le départ, bien sûr. Alors après une tentative de crowdfunding ayant lamentablement échoué, je tape mes grands-parents et puise dans mon livret A. Encore une nouvelle étape dans la vie d’adulte.

Quatrième difficulté  : les virements internationaux. Mon petit compte CIC pour les jeunes, s’il me permet certes de ne pas payer, ou presque, de frais de fonctionnement, ne m’autorise que 1500€ de dépenses chaque semaine. J’imagine que vous comprenez le problème si je rappelle que je dois tout payer avant le 18 août. Et bien sûr, chaque transaction (qu’elle soit faite via le site Internet de la fac ou un virement international) coûte des frais. C’est sans fin.

Bon, allez, j’arrête de me plaindre. Ce n’est pas très raisonnable quand je vois mon emploi du temps récemment constitué.

Relax, take it easy – les IP du bonheur

Ah, les Inscriptions Pédagogiques. Moment de terreur pour tout sciences-piste qui se respecte (qui souhaite avoir des cours à peu près intéressants et à des horaires relativement correctes), la touche F5 s’en souvient longtemps et des cris de victoire ou de défaite résonnent à quelques secondes d’intervalle dans des centaines de chambres de bonne parisiennes. Les techniques sont nombreuses : désinformation sur le mur de la promo (qui se transforme ensuite en foire d’échange de cours), élaboration de stratégies diverses, investissement dans une souris de pointe…

Eh bien, rien de tout cela pour les inscriptions à l’Université hébraïque de Jérusalem. Pour tout vous dire, j’étais persuadée que la période d’Academic Registration aurait lieu mi-septembre (vu que les cours commencent le 19 octobre), mais j’ai appris hier dans un mail que ladite période était ouverte. Pour cinquante jours. Que l’inscription dès maintenant n’était pas obligatoire. Que ce n’était pas un système « first come, fist served ». Que l’on pourrait tester les cours pendant la première semaine et en abandonner.
Bref, le pied.

Après un rapide examen de conscience (quel est le plus important ? un cours d’archéologie que je peux prendre au deuxième semestre ou trois jours et demi de week-end ?) et tout de même quelques sueurs froides (ok, si je prends un cours à l’Université et pas à la Rothberg International School au deuxième semestre, il durera jusqu’au 25 juin alors que j’ai ma chambre jusqu’au 7 juin), j’ai opté pour quatre cours (plus ceux d’hébreu).
Je ne sais pas si cela représente trop de crédits, on verra bien.

C'est-y-pas sympathique, ces trois jours de cours ?

C’est-y-pas sympathique, ces trois jours de cours ?

Alors, oui, je commence à 8h30, mais je n’ai pas le choix. Pas trop le choix non plus pour terminer à 20h15 – Issues in Israeli society est l’un des trois cours à choisir obligatoirement et l’horaire des autres ne me convenait pas.

Mais quand même ! Pas cours le mardi ! Ni le vendredi, ni le samedi, ni le dimanche ! Je combine le week-end musulman, le juif et le chrétien. Et surtout, des cours a priori intéressants (enfin, deux d’entre eux n’ont pas de description mais on verra bien).

Et maintenant, que vais-je faire, de tout ce temps… ?

Non, chut. Eh bien, je pars dans seize jours. Dingue, non ? J’ai passé quelques jours à Lyon pour dire au revoir à de la famille, cet après-midi je vais vendre mes livres chez Gibert (oui, ceci est une arnaque volontaire, j’en suis consciente), me faire prendre en photo en format 5*5 pour le visa, et demain matin me rendre à l’ambassade pour effectuer le dudit visa.

Je me souhaite bonne chance.

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